Utilisez les Avions SABENA

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Cette jolie affiche, réalisée par un artiste belge d'adoption et imprimée sur un panneau en bois, promeut les voyages avec les avions trimoteurs de la S.A.B.E.N.A. en Europe.

Caractéristiques

Auteur Jacques Ochs
Format 59,35 x 45,25 x 2,05 cm
Editeur M. & M. Schaumans
Année d’édition Aucune mention

Description


Collé sur une épaisse planche de bois coupée à la mesure, ce panneau représente trois jeunes filles ( vraisemblablement trois soeurs ) issues du milieu bourgeois. Les deux aînées portent une coiffe en cuir et des lunettes d'aviateurs, très populaires pour l'époque. Vu que les voyages se déroulent à bord d'appareils biplans dépourvus de cabines pressurisées, s'habiller chaudement est indispensable! Le contraste entre les périodes est souligné par l'apparence vestimentaire des trois soeurs. Les deux cadettes, couvertes de couches et portant beaucoup de bagages, sont encore coincées dans l'enfance. Par contre, la plus âgée est une adolescente affirmée, n'ayant pour seul bagage qu'un petit sac et vêtue comme une petite aventurière... en talons.
À l'arrière - plan se trouve un appareil trimoteur Handley Page W.8, utilisé sur la ligne Londres - Bruxelles - Cologne, garé sur la plaine de l'aérodrome de Haren ( Bruxelles ). L'affiche promeut la sécurité, la rapidité et le confort des avions trimoteurs, lesquels sont utilisés pour le transport des passagers, des marchandises et du courrier.

Particularité( s ) : D'après une oeuvre datant de la fin des années 1920. Impression sur panneau, collée sur une planche en bois.

Jacques Ochs ( 18 ou 19 février 1883 - 3 avril 1971 ) naît à Nice ( France ), de parents d'origine allemande. À ce moment, le père vit déjà de ses rentes. La famille déménage, en 1893, pour venir s’établir à Liège ( Belgique ) où Jacques Ochs s’inscrit à l’académie. Non content de marquer de grandes qualités de dessinateur, il brille également en escrime et devient champion olympique, en 1912, à Stockholm. Volontaire de guerre en 1915, il devient estafette motocycliste, puis sous - lieutenant d'artillerie et, enfin, est affecté à une escadrille d’observation. Il est, d’ailleurs, abattu en août 1917. Il termine la guerre dans une escadrille d’hydravions qui mène la chasse aux sous - marins allemands.
Dès 1921, il est nommé professeur à l’Académie des Beaux - Arts de Liège, dont il devient directeur en 1937. Entre - temps, victime d’un grave accident d’avion, il est frappé de claudication, ce qui met fin à sa carrière sportive. Il collabore, à ce moment, avec divers journaux ( Pourquoi Pas ?, La Nation Belge, L’action wallonne, le Petit Parisien, etc… ) et fait montre d’une intransigeance totale à l’égard des flamingants, de l’incivisme, de l’amnistie et d’une germanophobie très poussée. Il ne manque pas non plus d’écorner la classe politique et de s’attaquer aux questions sociales et économiques ( pauvreté, grèves, etc… ). Il agit en véritable témoin de son temps. En 1938, Jacques Ochs dessine, pour la revue satirique ’ Pourquoi Pas? ’, une caricature de Hitler le montrant les mains ensanglantées ( ’ l’empereur Hitler ’ ).
Sur dénonciation d’un collègue jaloux et ayant des sympathies pour le Nouvel Ordre ( Auguste Mambour ), il est arrêté le 17 novembre 1940 dans son bureau de directeur de l’Académie des Beaux - Arts de Liège. Il transite par la prison Saint - Léonard ( Liège ) et par le bâtiment de la Gestapo ( Avenue Louise, Bruxelles ), avant d’être emmené à Breendonk, le 7 décembre 1940. Il y devient le détenu n° 56. Le major Schmitt l’affecte, tout d’abord, au ’ Stubedienst ’ ( service de nettoyage ), puis au ’ Zeichendienst ’ ( service de dessin ). Il est chargé de croquer les détenus pour le compte du commandant du camp ( principalement du mois de juillet au mois d'octobre 1941 ). Chaque soir, il doit confier ses dessins à son chef de chambrée qui les remet aux SS. En réalité, il ne remet que des copies et cache les originaux. Malade, il est transféré à l’hôpital militaire d’Anvers, puis libéré le 20 février 1942, grâce à la médiation de la Reine Elisabeth. Il réussit à sortir, en fraude, la plupart de ses dessins du camp.
De nouveau arrêté en juillet 1944, il est transféré à la caserne Dossin, centre de rassemblement des Juifs de Belgique avant leur déportation vers Auschwitz. Il y séjourne à partir du 5 juillet et est finalement libéré, le 4 septembre, par l’avance des troupes alliées.
Jacques Ochs devint membre du Congrès national wallon des 20 et 21 octobre 1945, et l'Encyclopédie du mouvement wallon lui consacre une assez importante notice. Il reprit sa carrière en 1944, notamment dans Pourquoi Pas? où il continue à dessiner jusqu'à sa mort. ’ Chez cet homme élevé dans la lumière du Midi, il y avait du cadet de Gascogne et du panache ’ ( Jean Lejeune ).
Même s'il étudia la peinture auprès d'Évariste Carpentier, à l'Académie des Beaux - Arts de Liège, il ne réalisa que peu de paysages. Par contre, Adrien de Witte lui donna, assurément, le goût du dessin. Dès 1947, il publie Breendonck, Bagnards et Bourreau, textes et dessins par Jacques Ochs. Le Mémorial possède quelques dizaines de dessins, ainsi que le carnet de croquis de l’artiste, qu’il a pu clandestinement sortir du camp à sa libération.
En 1973, les fraîchement créées Communauté française et flamande achètent 64 dessins lors d’une vente aux enchères à Anvers. Une partie de ces derniers sont en prêt de longue durée au Mémorial. Jacques Ochs est inhumé au cimetière de Sainte - Walburge, à Liège.
( sources : www.breendonk.be, Wikipédia )
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