Souvenirs d’une VIEILLE TIGE

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in-8, reliure cartonnée, nombreuses photographies en noir et blanc hors texte. Préface de Gabriel Voisin

Caractéristiques

Nbr. de pages 260
Finition Broché
Année d’édition 1955
Etat du livre Bon état
Auteur Antoine Odier
Collection / Série Collection SAVOIR
Editeur Arthème Fayard (Paris)

Description

Odier est une famille très ancienne de Pont en Royans (Drôme) qui est dispersé par la révocation de l'Edit de Nantes, entre la Suisse et la France. A la fin du XIXe siécle, une branche restée française réside à Tournon (Ardèche). Antoine, Isidore, Odier, naît le 15 juin 1884 à Tournon sur Rhône. Son père, employé de commerce, né à Saint Alban sur Rhône meurt dès 1889. A l'âge de cinq ans, Antoine Odier, orphelin, est recueilli par un vieil oncle à Bourg les Valence. Celui-ci, ancien officier mécanicien de la Marine, se dévoue pour qu'Antoine étudie, car il est très doué pour les mathématiques et la mécanique. En 1901, il est reçu dans les premiers à son entrée à l'Ecole des Arts et Métiers d'Aix en Provence où il est diplômé en 1904. Il travaille d'abord sur les motos et les bicyclettes, puis dans différents firmes d'automobiles à Lyon et à Genève. Il ne rêve que d'aviation et publie, en 1907, des articles dans des revues techniques. Il entre en correspondance avec Clément Ader qui justifiera ses choix techniques dans la construction de son 'Eole' à partir d'idées émises par Antoine.
En 1908, il rencontre à Paris, Léon Turcat, constructeur automobile, qui s'est associé avec son beau-frère pour constituer la 'Société Turcat-Méry-Rougier' fabrique de moteur et d'aéroplane. Léon Turcat accepte de commanditer l'étude et la construction d'un prototype d'avion par Antoine Odier et Raoul Vendome, mais ils devront utiliser le moteur de la firme 'Turcat-Méry' qui pèse 220 kg pour une puissance de 18 cv, à comparer avec les 12 kg pour 16 cv de l'appareil de Santos Dumont ...Raoul Vendôme a quelques notions d'aviation, l'imagination et l'intuition d'Antoine ODIER se révèlent : création d'un profil d'aile creux, hélice originale ultra légère à quatre pales (brevet de Turcat et Odier n° 412735 du 17/02/10 : 'application de la spirale logarithmique à des pales d'hélice'), suppression de l'équilibreur avant et remplacement de la roulettes de queue par un béquille à sandow. La structure de ce biplan 'Odier-Vendome' construit en bois et en toile est assemblée dans un atelier de Grenelle dirigé par Régis, autre Gadz'Art de la même promotion qu'Odier. Toutes ces innovations seront bien vite copiées par les autres constructeurs installés sur le terrain d'Issy les Moulineaux. Le biplan décollera du premier coup, le 27 mai 1909, avec aux commandes Antoine Odier qui n'avait jamais piloté. Un deuxième biplan sous le nom de 'aéroplane 'Turcat-Méry-Rougier' sera présenté au Salon de l'Aéronautique en 1910, il est muni d'une hélice tractrice et d'un volet breveté conjuguant profondeur et gauchissement qui ne sera généralisé qu'à partir de 1930, sous le nom de 'manche à balai'.
C'est en effet le 9 juin 1910, que le brevet d'invention n° 414028 du 'mécanisme de commande simultanée de plusieurs organes indépendants dans un aéroplane' est déposé par Léon Turcat et Antoine Isidore Odier).
A la demande du pilote Paulhan, Odier et Vendôme réalisent un monoplan de construction tubulaire afin de faciliter le montage et le démontage de l'appareil.
Courant 1910, Gabriel Borel, ancien associé de Louis Morane et de Raymond Saulneur, crée la ’Société Anonyme des Aéroplanes Borel’. Odier devient Ingénieur en chef des Avions Borel où il conçoit toute une série de monoplans à moteur rotatif Gnome de 50 cv qui remportent de nombreux prix et équipent les premières écoles de pilotage militaires à La Vidamée, entre Senlis et Chantilly, et à Buc-Chateaufort.
Mais l'activité essentielle d'Antoine Odier est d'adapter sur des flotteurs, la cellule et le moteur de sa version terrestre à un hydravion. L'année 1912 voit le succès des hydravions Borel-Odier qui seront commandés par les marines anglaises et italiennes, (les annuaires italiens confirment que les Borel-Odier ont été les premiers hydravions de la Marine Royale Italienne et qu'ils ont accompli leurs missions par tous les temps), mais aucun par la France. Au début de la Première Guerre mondiale, Antoine Odier est chargé de la mise en route des fabrications de matériels de guerre. En 1916, à la demande de la Marine française, il conçoit un hydravion torpilleur bi-moteurs (Hispano-Suiza de 200 cv) à flotteurs. Les essais de recette de premier bimoteur 'B-01' s'effectuent en octobre 1917 au Centre Aéromaritime de Saint Raphaël. Cet appareil montre des performances inégalées pour l'époque, puisqu'une série de 90 appareils est livrée à la Marine. Peu après, Antoine Odier étudie le 'B.O 92', prototype d'un hydravion de transport à dix places.
Comme la guerre est finie, Antoine Odier s'intéresse aux problèmes de stabilité et de sécurité dans l'aviation. Ayant créé le démarreur embarqué à gaz comprimé permettant de lancer, sans danger, les moteurs de 200 cv équipant les hydravions torpilleurs, il met au point, en 1918, une version amovible ou d'aérodrome de ce démarreur permettant de démarrer des moteurs de 300 cv, qui rencontre un succès mondial. Ce succès lui permet de créer sa propre société.
En novembre 1924, devant le député Laurent Eynac, il fait tourner la première turbine à explosion qui deviendra 30 ans plus tard, le turbo-propulseur. Avec l'ingénieur Gustave Bessière, il construit le 'Clinogyre' inspiré de l'autogire de l'ingénieur de La Cierva.
En 1930, avec l'appui de l'ingénieur Albert Caquot du Service Technique de l'Aéronautique, de Laurent Eynac alors Ministre de l'Air, de l'Ingénieur général Louis Jauch et de Gustave Bessière, Antoine Odier crée l'Ecole Spéciale des Travaux Aéronautiques (E.S.T.A) qu'il dirigera jusqu'en 1939. Cette école formera chaque année, jusqu'en 1998, une vingtaine d'ingénieurs hautement spécialisés vers les constructions aéronautiques.
En 1940, Antoine Odier ferme son usine de Levallois. Il s'établit à Alger où il prend une participation dans une teinturerie industrielle. Un an avant de disparaître, il publie un livre étonnant et passionnant : 'Souvenirs d'une Vieille Tige' (Préfacé par son ami Gabriel Voisin). Chevalier de la Légion d'Honneur, Antoine Odier s'éteint à Alger, le 6 novembre 1956.
Antoine ODIER était Membre Actif de l'Association nationale des VIEILLES TIGES
Il a pris de nombreux brevets, mais, comme bien des inventeurs, il n'a pas toujours su aller jusqu'au bout de ses découvertes et se fera souvent copier par ses concurrents. Il lui aura peut-être manqué un véritable esprit d'entrepreneur et l'art de fréquenter l'antichambre des grands décideurs.
Source : http://espacesaerienslyon.pagesperso-orange.fr/vieilletige/odier.htm
 
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