MERMOZ

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Cet ouvrage passionnant, détaillé et rédigé comme un roman, est une biographie de l'un des plus grands aviateur français, figure de l'Aéropostale : Jean Mermoz.

Caractéristiques

Format 21 x 15 x 2 cm
Nbr. de pages 274
Finition Reliure cousue
Particularités Exemplaire dédié
Année d’édition 1938
Langue Français
Etat du livre Un peu abîmé
Auteur Joseph Kessel
Editeur GALLIMARD

Extrait

La seule pensée de ce livre me fut longtemps insupportable. Une douleur stérile arrêtait chez moi toute démarche dans ce sens. Le jour pourtant est venu où j'ai senti que je ne pouvais plus me dérober.
Jean, j'ai eu la chance magnifique d'être ton ami. Ce récit nous devions le rédiger ensemble. Souvent nous avons rêvé de gagner - loin de tout et de tous - une plage solitaire et, parmi le soleil, les vagues et les jeux physiques où tu excellais, de reconstruire, étape par étape, ton existence.
( ... ) Nous remettions notre dessein d'année en année. Nous avions le temps, pensions - nous... Et voici qu'un matin, tu as pris ton vol pour la plus mystérieuses des aventures humaines. ( ... ) Je me rappelle ta voix, ton visage, tes colères et ton rire. Les silences aussi qui, parfois, étendaient entre nous leur eau secrète et féconde et où, te regardant songer, je te comprenais, je te sentais le mieux.
Comment puis - je espérer, au milieu des actions éclatantes dont tu jalonnas ta route, te ressuscité, toi, entier, véritable et qui valais mille fois plus qu'elles? ( ... ) Une imagerie s'est composée autour de toi qui est plus sépulcrale que la mort. Ai - je les ressources intérieures suffisantes pour t'arracher à la chape de la gloire, pour dissiper l'encens glacé et te restituer dans ta chair, dans ton coeur, dans ta violence et ton humanité, dans ta perpétuelle conquête et victoire de toi - même? ( ... )
Ai - je le droit de me servir de mes découvertes, de tes confessions? Où passe la ligne de partage entre l'exigence du vrai et l'indiscrétion inutile? ( ... ) Et de nouveau, j'hésite. Pourtant, je me souviens : quand j'étais triste, découragé, sans goût ni estime pour personne et surtout pour moi - même, quand j'était prêt à renoncer à l'effort, à me laisser vivre facilement, petitement, bassement, je me disais : ’ Il y a Mermoz... il va revenir par - dessus l'Atlantique... De lui, de lui seul, j'aurai honte. Il va revenir, il ne me refusera pas un peu de sa vertue. ’
( ... ) Alors, Jean, je t'en prie, je t'en prie, aide - moi cette fois encore. Accompagne - moi sur ce bateau qui, à travers l'océan que tu as tant de fois survolé, me conduit aux lieux où je vais retrouver ta trace la plus belle. Et donne - moi, mon grand, le souffle qui me manque pour composer à ton visage un double qui ne le trahisse pas.



À PROPOS DE CET AUTEUR
Joseph Kessel

Joseph Elie Kessel, dit parfois " Jef " ( 10 février 1898 - 23 juillet 1979 ), voit le jour à Villa Clara ( Entre Ríos, Argentine ). Il est le fils de Samuel Kessel, médecin juif d’origine lituanienne ( à l'époque en Russie impériale ) et de Raïssa Lesk, d'une famille juive établie à Orenbourg ( sur le fleuve Oural, en Russie ). 


La famille revient d'Argentine, en Europe, pour se rapprocher de la famille Lesk à Orenbourg, où elle réside de 1905 à 1908. Cette année - là, elle vient s’installer en France, à Nice ( Alpes - Maritimes ). Joseph Kessel fait ses études secondaires à Nice, au Lycée Félix - Faure ( aujourd'hui Lycée Masséna ), puis à Paris au Lycée Louis - le - Grand. 


Infirmier brancardier durant quelques mois en 1914, il obtient, en 1915, sa licence de lettres. Il se trouve engagé, à dix - sept ans, au Journal des débats ( service de politique étrangère ). Tenté un temps par le théâtre, il est reçu, en 1916, au Conservatoire avec son jeune frère, Lazare ( dit " Lola ", 1899 - 1920 ). Mais à la fin de cette même année, Joseph Kessel choisit de prendre part aux combats. Il s’enrôle comme engagé volontaire, d’abord dans l’artillerie, puis dans l’aviation. Il sert au sein de l’Escadrille S.39, sous le commandement du capitaine Thélis Vachon ( auquel il rend hommage dans son premier grand succès : L'Équipage, 1923 ). Il termine la guerre par une mission en Sibérie, en passant par les États - Unis, puis Vladivostok. 


Avec Georges Suarez ( 1890 - 1944 ) et Horace de Carbuccia ( 1891 - 1975 ), il fonde en 1928, à Paris, un hebdomadaire politique et littéraire orienté à droite : Gringoire. Par la suite, choqué par l'arrivée d'Adolf Hitler au pouvoir en Allemagne, et par les persécutions antijuives qui s'ensuivent, Joseph Kessel quitte Gringoire quand le journal commence à adopter une ligne nettement antisémite. En 1936, il publie La Passante du Sans - Souci, un roman au ton antifasciste. Joseph Kessel appartient à la grande équipe, réunie par Pierre Lazareff, à Paris - Soir, et qui fait l’âge d’or des grands reporters. Il fait, pour le journal, de nombreux voyages dont il rapporte des reportages, et dont il tire la matière de romans. Il est correspondant de guerre pendant la guerre d'Espagne ( 1936 - 1939 ), puis durant la " drôle de guerre ". 


Après la défaite, il rejoint la Résistance au sein du réseau Carte, avec son neveu, Maurice Druon ( fils de Lazare ). Avec ce dernier, il franchit, clandestinement, les Pyrénées pour gagner Londres ( Angleterre ), et s’engager dans les Forces Aériennes françaises libres ( F.A.F.L. ). Au mois de mai 1943, dans l'enceinte du pub The White Swan, à Coulsdon ( banlieue sud de Londres ), il compose, avec Maurice, les paroles françaises du Chant des Partisans. Celui - ci deviendra le chant de ralliement de la Résistance. Toujours en 1943, Joseph Kessel publie L'Armée des ombres, en hommage à ces combattants de l'ombre. Il termine la guerre avec le grade de capitaine d’aviation dans une escadrille qui, la nuit, survole la France pour maintenir les liaisons avec la Résistance et lui donner des consignes. 


À la Libération, il reprend son activité de grand reporter. Il est l'un des journalistes qui assistent au procès du maréchal Pétain, en juillet - août 1945. Il assiste, ensuite, au procès de Nuremberg, pour le compte de France - Soir. Il continue ses voyages, ces fois - ci en Afrique, en Birmanie et en Afghanistan. C’est ce dernier pays qui lui inspire son chef - d’œuvre romanesque : Les Cavaliers ( 1967 ). Consécration ultime pour ce fils d’immigrés russes juifs, l’Académie française lui ouvre ses portes. Joseph Kessel y est élu le 22 novembre 1962, au fauteuil du duc de La Force ( 1878 - 1961 ). 


Marié trois fois, Joseph Kessel meurt d'une rupture d'anévrisme, à l'âge de 81 ans. Voici quelques - uns des ouvrages qui composent son œuvre : La Steppe rouge ( 1922 ), Stavisky, l'homme que j'ai connu ( 1934 ), Le Bataillon du ciel ( 1947 ), Le Procès des enfants perdus ( 1951 ), Avec les Alcooliques Anonymes ( 1960 ), Un mur à Jérusalem ( 1968 ). 


( source : Wikipédia ).

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