Guynemer, l'Ange de la mort

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As des as, à qui on attribue toutes les vertus, éblouissant (53 victoires), Guynemer vit à peine le temps de devenir superstar et à 22 ans, il disparaît dans le ciel. Comme Mermoz. Comme Saint-Exupéry.

Caractéristiques

Format 15,5 x 24 x 2,5 cm
Nbr. de pages 351
Finition Broché
Année d’édition 1986
Langue Français
Etat du livre Bon état
Auteur Jules Roy
Collection / Série Une vie
Editeur Albin Michel

Description

Jules Roy, ancien pilote lui-même, a enquêté pendant plusieurs mois auprès de la famille et des survivants ; il a fait parler des témoins que personne n'avait jamais encore interrogés. Et voici que derrière les révélations étonnantes sur Guynemer, sur ses amours avec Yvonne Printemps, sur sa mort, surgissent enfin l'émotion, la foi, le lyrisme, le doute, l'hésitation, la vraie étoffe d'un homme. Jules Roy était un militaire français, romancier et essayiste. L’œuvre de ce pilote et écrivain, longtemps officier dans l'armée de l'air, a été marquée par la Seconde Guerre mondiale et le conflit dans son Algérie natale. 
À PROPOS DE CET AUTEUR
Jules Roy

Jules Roy (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Roy)


Jules Roy est un écrivain et officier français, né le 22 octobre 1907 à Rovigo (actuellement Bougara en Algérie) et mort le 15 juin 2000 à Vézelay (Yonne). Il est enterré au cimetière de Vézelay en France.


Œuvres principales

La Vallée heureuse (1946)

La Guerre d'Algérie, Julliard, 1960 ; Christian Bourgois, 1994.

La Bataille de Dien Bien Phu, Julliard, 1963 ; Albin Michel, 1989.

Les Chevaux du soleil : Chronique d'Alger, Grasset, 1967, 6 vol. ; édition en un volume, Omnibus, 1995.

Mémoires barbares, Albin Michel, 1989.

Vézelay ou l'Amour fou, Albin Michel, 1990.


Biographie

Jules Roy est né à Rovigo et a vécu son enfance à Sidi Moussa dans la famille paysanne de sa mère, née à Paris, au sein de laquelle on lui cachera sa bâtardise issue de la relation extraconjugale de sa mère avec l'instituteur socialiste du village. D'abord lycéen au séminaire durant 8 années, il devient officier tirailleur algérien en AFN avant de passer dans l'Armée de l'Air en France avant la guerre. Il est à 20 ans séduit par Maurras et les idées de l'Action Française. Après la défaite de 1940 et le bombardement de Mers El Kébir par la marine britannique, il demeure fidèle à Pétain et publiera, en 1940, le livre : La France sauvée par Pétain, dans lequel il affiche pleinement son adhésion vichyste. Toutefois, après le débarquement des Alliés de novembre 1942 en Afrique du Nord, il change de camp pour la France libre de De Gaulle et part pour la Grande-Bretagne où il combattra dans la Royal Air Force comme commandant de bord dans le groupe de bombardement Guyenne. Durant cette période il va effectuer 36 missions de bombardement de nuit, en particulier au-dessus de la vallée de la Ruhr en Allemagne ; épisode de sa vie qui lui inspirera son roman La Vallée heureuse qui lui vaudra de gagner le prix Renaudot 1940 décerné en 1946, ainsi que quinze jours d'arrêt de rigueur de la part de sa hiérarchie militaire qui a peu apprécié le livre. Il participe à la guerre d'Indochine comme officier de communication, mais en juin 1953, jugeant que l'armée française se déshonore par ses méthodes dans cette guerre, il la quitte en démissionnant avec le grade de colonel.

Il se tourne alors pleinement vers la littérature. Après la mort de son ami Albert Camus dont il admirait les qualités intellectuelles, il dénonce publiquement la guerre d'Algérie et ses atrocités. Durant la période de la guerre d'Indochine et d'Algérie, il collabore au magazine L'Express avec l'appui de Jean Daniel, qu'il quitte après être entré en conflit avec le fondateur et directeur du journal Jean-Jacques Servan-Schreiber. Jean-Jacques Servan-Schreiber raconte dans ses mémoires qu'il a offert le livre de Jules Roy sur la bataille de Dien Bien Phu au président John Kennedy en 1963. Celui-ci l'a fait traduire et résumer par sa femme Jacqueline Bouvier qui lisait parfaitement le français Robert McNamara et Robert Kennedy se sont également procuré ce livre.

En 1978, Jules Roy s'installe à Vézelay, au Clos du Couvent, face à la basilique. Il y passera les vingt dernières années de sa vie, continuant d'écrire, résumant sa vie et son œuvre, recevant ses amis dont le Président François Mitterrand qui l'éleva au grade de grand-croix de la Légion d'honneur en 1990. Il développa sur la fin une adoration mystique envers Marie-Madeleine, patronne de la basilique. Jules Roy est mort et enterré à Vézelay. Après sa mort, sa maison est devenue une maison d'écrivain, labellisée « Maison des Illustres » et un centre littéraire où l'on organise des soirées littéraires et expositions. Un étage est réservé aux écrivains en résidence. Le public peut visiter les jardins et le bureau de l'écrivain, conservé en l'état.

Le parcours intellectuel de Jules Roy a été fait de plusieurs retournements d'opinion, du séminaire à l'Armée, de Pétain à de Gaulle, de l'Algérie française à l'Algérie indépendante. Jules Roy a eu un parcours à droite dans sa jeunesse, admirateur de l'action française, de Maurras, puis de Pétain au moment de la défaite de 1940, avant de troquer son engagement vichyste contre un engagement gaulliste. Il s'est engagé auprès des Forces françaises libres, après avoir lu Le Fil de l'épée de Charles de Gaulle. Dans Le grand naufrage, chronique du procès de Pétain, Jules Roy a écrit ne pas s'être rendu compte de ce que représentait l'engagement vichyste et avoir le sentiment, en étant resté fidèle à Pétain, d'avoir été « blousé » et de partager avec ses camarades de l'époque un certain silence honteux sur cette période de l'armée française. Son parcours intellectuel, après l'armée, a été très marqué par sa rencontre avec Albert Camus dont il admirait l'intelligence et qui lui a fait prendre conscience de la question coloniale en Algérie. Son engagement en faveur de l'indépendance de l'Algérie lui vaut des menaces de mort envoyées par l'OAS. Son engagement anticolonial s'était déjà affirmé lors de la guerre d'Indochine où il lui fut reproché un certain communisme. Cela ne le conduit pas, en tout cas, à approuver la pratique maoïste du communisme pour laquelle il affiche clairement son aversion tant du fait de l'embrigadement des foules qu'elle génère que face au culte de la personnalité vouée au Grand Timonier et dont il est le témoin oculaire.

Jules Roy a été perçu par certains critiques, et s'est reconnu lui-même, comme un « exalté » et un « provocateur ». Sur le plan littéraire, une autre rencontre fut importante dans son évolution, celle de Jean Amrouche, lequel l'accompagna dans ses premiers pas d'écrivain.



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