AVENTURES en PLEIN CIEL : Du planeur à l'avion - fusée

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Prix régulier 60,00 € TTC 6%

Contenant quelques photographies, ce livre raconte le parcours d'une aviatrice allemande en avance sur son époque, mais qui se laissa berner ( comme la majeure partie de ses compatriotes ) par le national - socialisme, sans jamais avoir renié d'y avoir adhéré.

Caractéristiques

Format 20 x 15 x 2 cm
Nbr. de pages 252
Traduction Traduction par Yvonne Pagniez
Finition Broché
Année d’édition 1952
Langue Français
Etat du livre Un petit peu abîmé
Auteur Hanna Reitsch
Editeur LA PALATINE

Description

Livre d'aviation
AVANT - PROPOS
C'était un soir d'été - en 1948 je crois - aux environs de Wiesbaden où je venais de faire une conférence. J'avais parlé des raisons qui militent en faveur d'un rapprochement de la France et de l'Allemagne, et des sentiments qui peuvent y aider. N'étais - je pas désignée plus que quiconque pour aller porter à nos ennemis d'hier des paroles de réconciliation, au lendemain de combats dont j'avais pris, obscurément mais de tout coeur, ma part? L'aventure dont j'ai réussi, par une chance providentielle et malgré bien des traverses, à sortir sauve, cette évasion qui dans l'automne de 1944 m'a permis de vivre un mois, libre et traquée, au coeur de Berlin*, m'a fait connaître, à côté de la brutalité, des horreurs des camps de concentration dont je sortais tout endolorie, un autre visage du peuple allemand, que presque seule parmi mes camarades j'ai eu le privilège de découvrir. Des hommes, des femmes admirables m'ont secourue dans ma détresse, au péril de leur vie. A ces êtres d'élites, qui estimaient, en plein effort de guerre, que la charité n'a pas de frontières, je dois ma vocation actuelle d'apôtre du rapprochement franco - allemand.
( ... ) La conférence finie, de nombreux auditeurs s'approchèrent de moi, comme il arrive d'ordinaire en de telles occasions, pour me remercier, me poser des questions, élever parfois une objection. Derrière leur cercle pressé, un peu à l'écart, une jeune femme attendait. ( ... ) Elle vint à moi la dernière, quand la salle fut presque vide. Sans un mot, elle me serra les mains ; des larmes emplissaient ses yeux.

Qui êtes - vous ? murmurai - je.
Hanna Reitsch. Hanna Reitsch ?

C'était donc elle ! La femme - pilote aux multiples performances, l'héroïne de guerre, la jeune fille qui avait osé voler des dizaines de fois à plat ventre dans une fusée, à plus de mille kilomètres à l'heure, pour en étudier la mise au point, et qu'une chute terrible avait laissée pendant des mois aux frontières de la mort.
( ... ) Nazie convaincue, disaient les uns ; amie intime d'Hitler, affirmaient d'autres. Mon étonnement n'avait point de bornes de voir en face de moi, au lieu de la Walkyrie que j'avais imaginée, cette petite personne à l'aspect modeste, si frêle de corps, et qui me souriait en essuyant ses larmes, avec une sorte de confusion. Je la retins. Je me souviens de la paix de cette fin d'après - midi dans le jardin un peu abandonné de la maison d'études où j'avais fait ma conférence. ( ... ) Nous devisâmes longtemps. Une amie commune, Lotte Schiffler, dont l'attitude antinazie dès les premières manifestations du parti est de notoriété publique, nous avait avant notre rencontre rendues moins étrangères l'une à l'autre. C'est par elle qu'Hanna avait été avisée de ma conférence.
( ... ) J'avoue cependant que, quatre années d'activité dans la Résistance m'ayant rendue fort circonspecte, je menai une sérieuse enquête dans des milieux allemands et français bien informés, avant d'accepter l'invitation que m'avait faite Hanna Reitsch d'aller la voir chez elle. Mon impression personnelle se trouva confirmée par les appréciations les plus qualifiées. Non, la jeune aviatrice n'avait jamais été nazie. En rapports certes, avec des membres et certains dirigeants du parti, de par ses fonctions mêmes et le lustre qu'elle apportait à son pays.
( ... ) Nationaliste, oui, elle l'était, elle l'avait été peut - être à outrance, cette Allemande qui s'était donnée, à la vie, à la mort, à la grandeur et au salut de son pays. A ce titre, elle avait dû croire à Hitler, qu'une propagande adroite présentait à la jeunesse comme l'incarnation même de la patrie.
( ... ) L'essentiel est qu'elle n'ait jamais approuvé, ni même pour la plus large part connu les cruautés et les fourberies qui font la honte d'un régime auquel l'Allemagne doit, après un éphémère essor, la plus catastrophique des plongées dans l'abîme. ( ... ) Chaque ligne de ce livre, qui se lit comme le plus passionnant des romans, - aucun romancier n'aurait osé imaginer tant d'aventures merveilleuses, tant de péripéties dramatiques rassemblées en moins de trente - cinq ans d'une existence de femme - chaque ligne est marquée au coin de la sincérité.
( ... ) A un certain niveau moral, les êtres se deviennent transparents, le noyau de vérité éclate au travers d'erreurs mêmes dont nous devinons si difficilement la part de responsabilité. Cette jeune femme, tout animée de l'amour de son pays, d'une profonde foi chrétienne, et d'un total dévouement à ses frères, cette adversaire d'hier venue vers moi d'horizons si lointains, la parole d'une Française l'a conquise, simplement parce que cette parole venait du coeur*. Cette rencontre me reste un grand enrichissement. Elle m'a fait toucher le vrai moyen, peut - être le seul moyen, de nouer entre deux pays que séparèrent tant d'hostilités encore mal éteintes, des liens d'amitié. C'est entre les élites que doit s'établir le contact, les élites morales, qui ne se font pas grief de coups, même très durs, parce qu'en deux camps opposés elles ont servi le même idéal, parce qu'en notre siècle sans pitié, sans scrupule, le mot ’ chevaleresque ’ garde pour elles un sens. A ces élites d'user ensuite de leur force d'exemple et de persuasion.
Yvonne Pagniez.
* Cette aventure est racontée dans Évasion - d'Yvonne Pagniez, grand prix du roman de l'Académie française 1949.
* ( ... ) Mme Yvonne Pagniez a été déportée à Ravensbrück en 1944 après quatre années d'activité dans la Résistance. Elle est titulaire de la Légion d'honneur au titre militaire, de la Croix de Guerre et de la Médaille de la Résistance.

Hanna Reitsch ( 29 mars 1912 - 24 août 1979 ) voit le jour à Hirschberg im Riesengebirge ( Basse - Silésie, actuelle Jelenia Góra, Pologne ). Dès son enfance, elle est passionnée d'aviation et rêve de devenir une ’ missionnaire volante ’. Lorsqu'elle n'a pas classe, Hanna Reitsch se rend, à vélo, à l'aérodrome de vol à voile près de Grünau ( Berlin, Allemagne ).
Elle obtient son baccalauréat ( Abitur ) en 1931, puis suit des cours à l'École coloniale pour femmes de Rendsburg ( Schleswig - Holstein, Allemagne ). À partir de 1932, elle étudie la médecine à Berlin et à Kiel ( Schleswig - Holstein, Allemagne ). Parallèlement à ses études, elle obtient son brevet de pilote de planeur et d'avion à moteur en 1932 à Berlin. Hanna Reitsch enregistre son premier record la même année : le record féminin de vol en planeur avec une durée de 5h30.
En 1933, Wolfram Kurt Erhard ’ Wolf ’ Hirth ( 1900 - 1959 ) lui demande de travailler comme monitrice dans sa nouvelle école de vol à voile, située à Hornberg, près de Schwäbisch Gmünd ( Bade - Wurtemberg, Allemagne ). De 1933 à 1934, elle participe à une expédition d'exploration au Brésil et en Argentine. Elle arrête, également, ses études au profit de l'aviation. À partir de juin 1934, Hanna Reitsch travaille comme pilote d'essai à l'Institut allemand de recherche sur les planeurs ( Deutsche Forschungsanstalt für Segelflug ) de Darmstadt ( Hesse, Allemagne ). En 1936, elle ’ pulvérise ’ le record de distance parcourue en planeur en volant à 305 km.
En 1937, Hanna Reitsch est détachée, à la demande de l'inspecteur de la Luftwaffe, Ernst Udet ( 1896 - 1941 ), au centre d'essais en vol de la Luftwaffe, situé à Rechlin ( Mecklembourg, Allemagne ). Elle a alors l'occasion de tester des avions militaires ( Stukas, bombardiers et avions de chasse ). La même année, elle obtient d'Udet, en tant que première femme au monde, le titre honorifique de Flugkapitän ( l'équivalent de commandant de bord ). Melitta von Stauffenberg ( née Schiller, 1903 - 1945 ), la première femme - pilote de la Lufthansa, obtient le même titre quelques mois plus tard. Toujours en 1937, Hanna Reitsch est la première femme au monde à survoler les Alpes en planeur. En 1939, elle effectue les vols de mise au point pour le planeur géant Messerschmitt Me 321, destiné aux troupes aéroportées allemandes. Elle effectue, également, des essais avec le Dornier Do 17 et le Heinkel He 111 pour vérifier si les câbles d'acier des ballons de barrage britanniques peuvent être sectionnés à l'aide d'un dispositif fixé sur les appareils. Ces essais sont interrompus lorsque les câbles d'un ballon se prennent dans l'hélice de son avion. Elle ne doit la vie qu'à la chance de sortir indemne d'un atterrissage en catastrophe.
En 1942, Hanna Reitsch vole, à Augsbourg ( Bavière, Allemagne ), sur le premier avion - fusée au monde : le Messerschmitt Me 163 Komet. Les essais effectués sur cet avion avaient déjà coûté la vie à plusieurs pilotes. Elle aussi est grièvement blessée, lors d'un accident, ce qui lui vaut cinq mois d'hospitalisation et la mise en place d'un nez artificiel. Dès l'été 1943, elle reprend les commandes du Komet. Elle participe ensuite activement aux essais effectués sur le missile V1, dans sa version de test pilotée.
Dès 1943, elle tente de mettre sur pied un groupe de pilotes quasi - suicides qui doivent utiliser des Messerschmitt Me 328, fixés sur le dos d'un bombardier Dornier Do 217. Devant l'opposition de plusieurs responsables de la Luftwaffe, le projet est abandonné. Début mai 1944, elle obtient, cependant, l'aide d'Otto Skorzeny ( 1908 - 1975 ) dont la détermination permet de transformer une fusée V1 en version pilotée ( projet Reichenberg ), le Fi 103R - IV, pouvant accueillir un passager. L'appareil est fixé sous l'aile d'un bombardier Heinkel He 111 et largué à 1.000 mètres d'altitude. Les deux premiers pilotes d'essais s'écrasent et sont grièvement blessés. Hanna Reitsch s'envole pour le troisième essai et réussit à poser le V1 sans problème. Elle avait détecté que le système gyroscopique d'autoguidage était défectueux.
En octobre 1944, un collègue l'informe de l'existence possible des chambres à gaz. Elle rencontre Heinrich Himmler ( qu'elle avait déjà rencontré en juillet 1943 ) et lui demande si cela est vrai. Ce dernier lui assure que non et qu'il s'agit d'une odieuse machination des Alliés. Ce n'est qu'après la guerre qu'elle apprend que celui - ci l'avait trompée ( encore une imbécile qui a tout gobée du Nazisme ! ).
Le 26 avril 1945, elle rejoint Berlin ( totalement encerclée par les troupes soviétiques ) en compagnie de son amant : le Generaloberst Robert von Greim ( 1892 - 1945 ), à bord d'un petit monomoteur biplace Fieseler Fi 156 Storch. Le général, à l'avant, est atteint au pied par un tir soviétique et s'évanouit aux commandes. Hanna Reitsch, assise derrière lui, parvient cependant à poser l'avion près de la porte de Brandebourg, en pilotant par - dessus l'épaule du général. Hanna Reitsch veut persuader Adolf Hitler ( 1889 - 1945 ) de se faire évacuer par elle, en utilisant la voie des airs. Celui - ci refuse et lui remet une capsule de cyanure, afin qu'elle puisse se suicider au cas où elle ne parviendrait pas à quitter la capitale encerclée. Hanna Reitsch parvient avec peine à quitter Berlin, mais elle est capturée par les Américains ( mai 1945 ) qui la gardent en détention, pendant 18 mois, en tant que prisonnière de guerre.
En 1948, elle rencontre Yvonne Pagniez ( 1896 - 1981 ), une ancienne résistante et déportée française. Les deux femmes nouent une amitié.
En 1952, Hanna Reitsch obtient, en Espagne, une médaille de bronze lors des championnats du monde de vol à voile, alors qu'elle est la seule femme à participer aux épreuves. À partir de 1954, elle travaille à nouveau comme pilote d'essai, cette fois - ci pour le compte de l'Institut de Recherche en Aéronautique allemand ( Deutsche Versuchsanstalt für Luftfahrt ), situé à Darmstadt.
En 1959, elle se rend en Inde, sur invitation du Premier ministre Jawaharlal Nehru ( 1889 - 1964 ), pour y constituer un réseau de planeurs performant. En 1961, elle est invitée, à la Maison - Blanche, par le président John Fitzgerald ’ Jack ’ Kennedy ( 1917 - 1963 ). De 1962 à 1966, Hanna Reitsch réside au Ghana, où elle crée une école de vol à voile qu'elle dirige ensuite.
Dans les années 1970, elle détient encore plusieurs records dans différentes catégories. Hanna Reitsh n'a jamais eu honte d'avoir cru au national - socialisme. La seule culpabilité qu'elle a ressentie, comme tous les Allemands, c'est d'avoir perdu la guerre !
Hanna Reitsch vole jusqu'à la fin de sa vie. Elle meurt, à Francfort - sur - le - Main ( Hesse, Allemagne ), des suites d'une défaillance cardiaque. Elle avait 67 ans.
En plus de ses performances aéronautiques, Hanna Reitsch a publié quatre ouvrages, dont voici les trois titres suivant le livre présenté : J'ai volé pour Kwame Nkrumah ( 1968 ), L'Indestructible dans ma vie ( 1975 ), Des hauts et des bas - 1945 jusqu'à aujourd'hui ( 1978 ).
( source : Wikipédia )
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