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Trois de l'aéropostale

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Freddy Descamps est parvenu à rendre son récit très vivant en laissant souvent la parole des trois protagonistes : Mermoz, Guillaumet et Saint-Exupéry !


Caractéristiques

Auteur Freddy DESCAMPS
Format 13,5 x 18,3 x 1,2 cm
Nbr. de pages 169
Finition Broché
Année d’édition 1961
Langue Français
Collection / Série Collection SAVOIR
Éditeur Office de Publicité
Illustration de couverture Gaston Gérard

Freddy Descamps est parvenu à rendre son récit très vivant en laissant
souvent la parole des trois protagonistes : Mermoz, Guillaumet et
Saint-Exupéry !

Extraits

CHAPITRE PREMIER

— Pardon, madame. La plaine de Montaudran, s'il vous plaît ? La brave Toulousaine qui revenait de ses emplettes se retourna brusquement. Malgré le chapeau informe, l'imperméable élimé, l'aspect de celui qui l'interpellait dut lui plaire, car elle sourit aussitôt.

— La plaine de Montaudran, jeune homme ? Par là. Sa main tendue désignait un point vers le Sud. Un point ou une immensité. Voyant l'air étonné de son interlocuteur, elle poursuivit : C'est vrai, vous n'êtes pas de la région. Bien sûr, vous pourriez vous y rendre à pied ; mais c'est loin et, de toute façon, je ne connais pas avec précision le chemin qui y conduit... Il n'y a guère que les aviateurs qui empruntent cet itinéraire. On m'avait parlé de la route de Revel...

— Eh bien, vous y êtes presque. Mais je crois que vous feriez mieux de prendre le tramway. Vous n'en avez que pour trois quarts d'heure de trajet. Le jeune homme secoua la tête, faisant voler ses longs cheveux blonds d'artiste. Son visage était rouge.

— Merci. Merci beaucoup, madame, mais... je crois que j'irai à pied malgré tout. La marche ne me fait pas peur. À mon âge... Il eut un petit rire embarrassé, remercia encore et toucha des doigts son chapeau en guise de salut. « Bon gosse, se dit la dame, tandis qu'il s'éloignait. Bon gosse, mais... drôle de type quand même ! » « A mon âge... » Il était jeune, c'était vrai. Pas encore vingt-trois ans. Et une longue marche n'effrayait pas ses muscles d'athlète, ni ses 52.4 de capacité thoracique. Mais Jean Mermoz, avec ses 600 heures de vol sur plusieurs types d'avions, pouvait-il avouer à cette femme que toute sa richesse était son expérience du pilotage, et qu'il ne possédait même pas assez d'argent pour s'offrir le luxe de ce ticket de tramway ? ... Malgré cette satisfaction bien humaine qu'il trouvait d'avoir « tenu le coup » Jean Mermoz n'aimait guère se rappeler ses années antérieures. Peu de jeunes d'aujourd'hui lui envieraient l'existence qu'il avait menée jusqu'alors. Sa sauce, le 9 décembre 1901, son premier départ d'Aubenton pour Mainbressy chez les parents de Madame Mermoz où sa mère et lui furent loin d'être accueillis à bras ouverts, ce climat peu affectueux qui dura jusqu'à son adolescence, tout fut placé sous maxime : La vie n'est pas faite pour s'amuser ! On n'était pas tendre dans la famille des Mermoz... Son goût pour la mécanique, la lecture, le dessin, parvinrent à combler pour un temps le vide causé par l'absence complète de camarades. Chose curieuse, ces longues années solitaires, réchauffées seulement par l'amour maternel, ne l'aigrirent pas. Il y gagna, au contraire, une gravité, une réserve rares. La guerre de 1914 le sépara de sa mère. Lorsqu'elle le retrouva, trois ans plus tard, Jean Mermoz était devenu un beau lycéen blond, toujours aussi doux et pensif, mais aux épaules et à la poitrine larges, à la voix posée et volontaire. Ils partirent pour Paris, lui comme étudiant au lycée Voltaire où on lui avait obtenu une bourse, elle comme infirmière à hôpital Lennec. Il eut, enfin, un ami: Max Delty. Ce dernier, après avoir assisté à l'échec de ses études d'ingénieur, pour inaptitude médicale, tâcha de lui procurer une situation. En vain. Un jour, en désespoir de cause, Jean décida de s'engager à l'armée. S'il choisit l'aviation, ce fut uniquement parce que cette spécialité offrait plus de liberté... et une meilleure solde. Il suffit de quelques semaines pour que l'aviation devint l'unique pôle de sa vie. Ce n'était pas que le métier aérien lui eût été présenté sous une forme idéalisée, ni même sous un jour favorable. Bien au contraire ! Le régime qui, en ce moment, pesait sur la base militaire d'Istres était fait pour rebuter les plus ardents. Les instructeurs, recrutés parmi les anciens des Bataillons d'Afrique et de la Légion Étrangère, ne pouvaient comprendre l'idéal qui exaltait ces jeunes gens. Rompus aux traîtrises du désert, ayant fait les quatre cents coups, ils étaient incapables de supporter ces hommes appartenant à une nouvelle arme qui paraissait les insulter. Le prestige dont jouissaient les aviateurs les écrasait, et ils ne pouvaient que prendre une revanche à leur propre mesure. Pour les « bleus », ceux qui étaient sous leur coupe, les corvées les plus humiliantes se succédaient corvées de latrines, corvées de patates, de charbon, de nettoyage. Corvées d'enterrement aussi, car les rares élus qui réussissaient à voler le faisaient sur des avions qui étaient de véritables casse-pipes. Les accidents étaient nombreux, et peu de pilotes en réchappaient. Mermoz n'était pas un surhomme. La malchance, qui frappait au hasard, s'acharna sur lui. Deux accidents, presque coup sur coup, faillirent le faire échouer. Mais lui que l'absence de toute facilité avait endurci à l'extrême, puisa dans cette sorte d'adversité une volonté supplémentaire de vaincre ...

 

 

 

CHAPITRE II

 

La circulation était intense, aux environs de la gare de l'Est et le jeune pilote sanglé dans sa tunique sombre hésita un instant avant de s'engager dans le passage. Mais son hésitation fut de très courte durée. Son menton volontaire, tous ses traits, jusqu'à sa démarche indiquaient l'homme décidé, incapable d'une longue tergiversation. Il traversa d'un pas agile et assuré. Il s'arrêta sur l'autre trottoir. À quoi allait-il employer sa soirée ? Se promener dans Paris était bien, mais il était en permission pour se détendre, rire, s'amuser. Les attractions pourtant, ne l'intéressaient pas ce soir. Il pivota brusquement pour continuer sa route. — Pourriez pas faire attention, militaire ? Il s'excusa. Un aviateur n'a pas souvent les yeux au sol, et lui n'avait pas remarqué cet homme qui venait de se planter à ses côtés. C'est tout de même... Le gros homme n'acheva pas. Son visage épais, rouge de colère se détendit soudain en un sourire mielleux. — Mais... n'êtes-vous pas... ? Si. Si, je me rappelle. Vous... — Encore une fois, excusez-moi, Monsieur. Et il prit la fuite, presque comme un voleur, tandis que derrière lui une voix criait : Guillaumet! Henri Guillaumet!

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